Fidèles en prière dans l'église jésuite des Saints-Pierre-et-Paul de Lviv, en Ukraine. Fidèles en prière dans l'église jésuite des Saints-Pierre-et-Paul de Lviv, en Ukraine.   (AFP or licensors)

À Gaza et en Ukraine, «la Passion» des victimes de la guerre

Avant la prière de l’Angélus du dimanche 24 mars des Rameaux et de la Passion du Seigneur, le Pape a demandé à prier pour les populations victimes des violences et des guerres, particulièrement en Ukraine et dans la bande de Gaza.

Jean-Charles Putzolu - Cité du Vatican

«Prions pour tous nos frères et sœurs qui souffrent de la guerre», a déclaré François peu avant de réciter la prière de l’Angélus place Saint-Pierre, en ce dimanche des Rameaux et de la Passion. Le Souverain pontife n’exclut aucun pays ni aucune population frappés par la violence et la guerre. Mais il tourne son regard en premier lieu vers «l'Ukraine martyrisée, où tant de personnes se retrouvent sans électricité à cause des attaques intenses contre les infrastructures». Les bombardements russes des dernières 24 heures ont visé plusieurs régions ukrainiennes, dont celles de la capitale Kiev et de Lviv, dans l’ouest du pays. Des bombardements, poursuit François qui, «en plus de causer des morts et des souffrances, comportent le risque d'une catastrophe humanitaire encore plus grande».

La souffrance des Gazaouis

«Pensons à Gaza, qui souffre tant», ajoute l’évêque de Rome, demandant aux fidèles d’ouvrir leur cœur à Jésus, car «Lui seul peut nous délivrer de l'inimitié, de la haine et de la violence, car il est la miséricorde et le pardon des péchés».

Ce dimanche, les autorités gazaouies ont communiqué un nouveau bilan, portant à 32 226 le nombre de morts palestiniens depuis l’attaque terroriste du 7 octobre, et plus de 74 500 blessés.

Samedi, le secrétaire général de l’ONU s’est rendu à Rafah, point de passage égyptien vers la bande de Gaza, renouvelant un appel au cessez-le-feu pour éviter que la famine s’ajoute à une catastrophe humanitaire, et pour mettre fin au «cauchemar sans fin». À Rafah, Antonio Guterres entend attirer l’attention sur la «douleur» des Palestiniens. Lundi 25 mars, le Conseil de sécurité de l’ONU doit se prononcer sur un nouveau projet de résolution exigeant un cessez-le-feu "immédiat" à Gaza, après le veto vendredi des représentants russe et chinois contre une résolution américaine à cause d’une formulation jugée ambiguë par Pékin et Moscou.

 

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24 mars 2024, 12:43