Une personne malade sur son lit d'hôpital. Une personne malade sur son lit d'hôpital. 

Léon XIV: la souffrance et la maladie ne sont plus un destin devant lequel se plier

Dans un message adressé aux membres de la Commission Pontificale Biblique réunis en assemblée plénière annuelle, le Pape invite à prendre en considération, outre la maladie, la douleur physique et la mort, les souffrances des pauvres, des migrants et des plus démunis de la société, évoquées dans de nombreux passages de l’Écriture Sainte.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

Du 13 au 17 avril, la Commission Pontificale Biblique tient son assemblée plénière, avec pour objectif d’approfondir le thème de la souffrance et de la maladie: «une expérience qui concerne tout le monde, chaque être humain, marqué par la fragilité, la maladie, la mort», note le Pape dans un message aux membres de la Commission. «Notre nature blessée porte en effet en elle-même la réalité de la limite et de la finitude. Pourquoi la maladie? Pourquoi la souffrance? Pourquoi la mort?»

Face à ces questions, fait-il observer, «même les croyants vacillent parfois, allant jusqu’à éprouver le désarroi, voire le désespoir et la rébellion contre Dieu». À la lumière de la foi, note Léon XIV, «nous savons au contraire que la douleur et la maladie peuvent rendre la personne plus sage et plus mûre», en l’aidant à «discerner dans sa vie ce qui n’est pas essentiel afin de se tourner vers le Seigneur ou de revenir à lui».

Prendre soin des malades 

Le Pape se focalise également dans son message sur la proximité de Jésus «qui a parcouru les chemins parmi les gens en faisant du bien à tous et en guérissant toutes sortes de maladies et d’infirmités». Au-delà de cet amour manifesté, le Christ a «ordonné à ses disciples de prendre soin des malades, de leur imposer les mains et de les bénir en son nom».

Léon XIV encourage à suivre cet exemple: «À travers l’expérience de la fragilité et de la maladie, conseille-t-il, nous pouvons et devons nous aussi apprendre à marcher ensemble, dans la solidarité humaine et chrétienne, selon le style de Dieu, qui est compassion, proximité, tendresse, solidarité».

Jésus, le médecin par excellence 

La peur de la maladie et de la mort peut être vaincue par la foi en Christ, précisément en «prenant davantage conscience de notre fragilité à la lumière de sa passion, de sa mort et de sa résurrection». L’évêque de Rome soutient qu’en Christ, «la souffrance et la maladie ne sont plus ce destin cruel devant lequel il faut se plier sans comprendre. Avec Jésus, la douleur se transforme en amour, en rédemption et en aide fraternelle». Léon XIV invite à «accueillir le Christ dans notre vie» car il est le «seul médecin qui puisse guérir pour toujours les maladies de l’âme».


Pauvres et migrants

Outre la maladie, il encourage également à prendre en considération la douleur physique et la mort, les souffrances des pauvres, des migrants et des plus démunis de la société, évoquées dans de nombreux passages de l’Écriture Sainte.

Le Successeur de Pierre exhorte à contempler en particulier la «Vierge souffrante aux côtés de Jésus, au pied de la Croix: elle, en tant que Mère, endure sur le Calvaire les souffrances de son Fils et y participe avec un cœur rempli de foi, offrant sa souffrance déchirante pour le bien de tous. Ainsi, son intercession acquiert pour nous une valeur unique».

L’exemple de la Mère, en effet, «invite chaque croyant, non seulement à prier pour ses frères, mais aussi à imiter l’humble offrande de ses propres douleurs en union avec le Sacrifice du Christ».

“La souffrance du Christ a créé le bien de la rédemption du monde. Ce bien est en soi inépuisable et infini. Aucun homme ne peut y ajouter quoi que ce soit.”

Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici

13 avril 2026, 10:56