Déplacés dans le camp de Dori, au nord du Burkina Faso, en mai 2024 (photo d'illustration). Déplacés dans le camp de Dori, au nord du Burkina Faso, en mai 2024 (photo d'illustration).  (AFP or licensors)

Fondation Jean Paul II pour le Sahel: une œuvre de justice pour les plus vulnérables

Léon XIV a reçu ce samedi les membres du Conseil d’administration de la Fondation Jean Paul II pour le Sahel, qui a renouvelé ses statuts, ses membres et son président en février dernier. Le Pape a salué son engagement au secours des plus vulnérables, «une question de justice avant d'être une question de charité».

Vatican News

Forte de ses nouveaux statuts adoptés en février dernier à Dakar, la Fondation Jean Paul II pour le Sahel poursuit sa transformation impulsée par François. La «redynamisation de sa mission», sous la tutelle du dicastère pour le développement humain intégral, permet à la Fondation de s’adapter aux «défis complexes tels que les tensions géopolitiques, les inégalités, les guerres, les problèmes liés aux insécurités, aux terrorismes, les instabilités politiques et économiques, les crises climatiques, dont les conséquences incluent notamment les flux migratoires», a fait remarquer Léon XIV aux nouveaux membres du Conseil d’administration élu en février, et au président de la Fondation, Mgr Hassa Florent Koné, évêque de San au Mali, reçus ce samedi matin en audience au Vatican. Dans ce contexte, a souligné le Souverain pontife, «la pertinence de la mission de cette Fondation apparaît plus claire que jamais!»

Quatre décennies au secours des plus vulnérables

«Secourir les victimes d’une calamité naturelle ou les personnes vulnérables est en effet une question de justice avant d'être une question de charité», a souligné le Pape en se félicitant de la décision prise par le conseil d’administration de garder la Fondation Jean Paul II pour le Sahel comme une fondation pontificale, «selon l’esprit de son saint fondateur».

Les projets soutenus contribuent «au respect et à la promotion de la dignité humaine inaliénable des populations du Sahel, à travers des projets de développement humain intégral», a affirmé Léon XIV, et placent la fondation devant des «défis énormes» à affronter «dans un esprit synodal avec un engagement renouvelé sans perdre l’espoir».

Léon XIV, dans sa brève allocution, a évoqué l’appel de Jean Paul II, lancé le 10 mai 1980 à Ouagadougou. Dans l’homélie de la messe célébrée au cours de son voyage apostolique de dix jours en Afrique, du 2 au 12 mai qui l’avait emmené au Zaïre (actuel RDC), au Congo, au Kenya, au Ghana, en Haute-Volta (Burkina Faso) et en Côte d'Ivoire, Jean Paul II avait prononcé ces mots prophétiques pour la Fondation:  «Les pauvres et ceux qui sont dans le besoin cherchent de l’eau... moi, dit le Seigneur, je les exaucerai... Je changerai le désert en étangs... L’eau que moi je lui donnerai deviendra une source d’eau jaillissante pour la vie éternelle! », poursuivant: «Je lance un appel solennel au monde entier. Moi, Jean Paul II, Évêque de Rome et Successeur de Pierre, j’élève ma voix suppliante, parce que je ne peux pas me taire quand mes frères et sœurs sont menacés. Je me fais ici la voix de ceux qui n’ont pas de voix, la voix des innocents».

Témoin de la grande tragédie des peuples éprouvés par la sécheresse et la désertification au cours de son voyage en Afrique, saint Jean Paul II créa la fondation par un chirographe en 1984. Neuf pays de la région du Sahel en font partie: le Burkina Faso, le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.

Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici

09 mai 2026, 11:30