Décès du cardinal Ruini, le Pape rend hommage à un «frère d'une foi profonde»
Vatican News
«La nouvelle du décès du cardinal Camillo Ruini, vicaire général émérite du diocèse de Rome, suscite en moi des sentiments de profonde sympathie», écrit Léon XIV dans un télégramme rendu public au lendemain du décès du cardinal italien. Dans la note, le Saint-Père exprime sa «gratitude envers le Seigneur pour le don de cet homme d’Église estimé, qui a exercé son ministère avec générosité», d’abord dans le diocèse de Reggio Emilia-Guastalla dans divers domaines de l’apostolat, puis en tant qu’évêque auxiliaire, et durant le reste de sa longue vie au service de ce diocèse et de l’Église italienne.
Un regard visionnaire au service de l'Évangile
Au Conseil épiscopal, à sa famille, au presbytérium romain et à tous les fidèles, l’évêque de Rome exprime «sa solidarité et ses condoléances». «En rendant hommage à ce frère expérimenté et sage, fort d’une foi profonde, d’une intelligence vive et d’un regard visionnaire, qui a servi l’Évangile et l’Église avec discrétion et abnégation, je pense à son travail fructueux au sein de la Conférence épiscopale italienne et à son dialogue fécond avec le monde de la culture», écrit le Successeur de Pierre. Léon XIV assure de ses prières, par l’intercession de la Vierge Marie, et souhaite que «le Seigneur l’accueille dans la Jérusalem céleste».
Le cardinal Camillo Ruini est décédé mardi 16 juin, à l'âge de 95 ans. Originaire de Sassuolo, il a été président de la Conférence épiscopale italienne de 1991 à 2007, ainsi que vicaire général de Sa Sainteté pour le diocèse de Rome et archiprêtre de la Basilique Saint-Jean-de-Latran de 1991 à 2008. L’annonce a été faite par le cardinal vicaire Baldassare Reina et le Conseil épiscopal du diocèse de Rome, qui ont exprimé leur gratitude pour la longue et fructueuse vie chrétienne de Camillo Ruini et pour son service à l’Église.
Les transitions culturelles
«Son ministère pastoral, de 1991 à 2008», peut-on lire dans un communiqué, «a profondément marqué les esprits par son intelligence dans l’interprétation de la présence des chrétiens dans la ville, conjuguée à sa responsabilité de président de la Conférence épiscopale de l’Église italienne. Fin observateur des bouleversements politiques et sociaux du pays, il considérait comme essentiel d’accompagner les transitions culturelles avec la fierté catholique d’être les gardiens d’un héritage de valeurs qu’il ne fallait pas cacher, mais préserver et défendre, accomplissant ainsi sa devise épiscopale: “Veritas liberabit nos”.»
Ces derniers mois, la santé du cardinal s'était détériorée, nécessitant des soins quotidiens à son domicile. Il avait auparavant connu plusieurs problèmes de santé, notamment un infarctus en juillet 2024 et une insuffisance rénale en 2025, qui avaient nécessité une hospitalisation à l'hôpital Gemelli de Rome.
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