La Journée mondiale de la Vie consacrée vécue par les Servantes de la Lumière du Christ
Sœur Chibi Natacha Dato, SLC – Cité du Vatican
Depuis 1997, une Journée mondiale de la Vie consacrée est instituée le 2 février, occasion privilégiée pour faire entendre la voix des consacrés dispersés à travers le monde. L’Évangile de ce jour rapporte les paroles du vieillard Syméon reconnaissant en Jésus «la lumière pour éclairer les nations». Cette lumière, les personnes consacrées s’efforcent de la refléter par une vie donnée à Dieu et au service des autres, souvent dans la plus grande discrétion. Au Bénin, par exemple, religieuses et religieux sont présents dans les écoles, centres de santé, paroisses, toujours aux côtés des plus vulnérables et marginalisés. Cependant, «être consacrée, c’est avant tout laisser Dieu éclairer toute ma vie», confie Sœur Diane Tossou, religieuse dans le diocèse de Kandi au Nord du Bénin, répondant aux questions de radio Vatican sur la célébration sa consacrée.
Journée de la vie consacrée, une occasion de renouvellement de son “oui”
«Être consacrée, ce n’est pas fuir le monde, mais accepter que Dieu éclaire et agisse dans toute ma vie, afin que je puisse à mon tour être lumière pour les autres, surtout pour les plus démunis», poursuit la sœur Diane. D’où pour la religieuse, la Journée de la Vie consacrée est une occasion de renouvellement des promesses faites: «Chaque année, je renouvelle intérieurement mon “oui”. Ce n’est pas toujours facile, mais la joie vient du service, le témoignage et la confiance en Dieu», confie-t-elle.
Les Servantes de la Lumière du Christ: une vocation née le 2 février
Les Servantes de la Lumière du Christ (SLC), congrégation à laquelle appartient la sœur Diane, est un Institut de droit diocésain, fondé par Mgr Robert Sastre de pieuse mémoire. La date du 2 février a une portée toute particulière pour cet institut religieux. C’est en effet le 2 février 1992 que la congrégation a vu le jour, avec notamment l’émission des vœux de ses premiers membres.
Sur ce, la sœur Angèle Kougbo témoigne: «Notre vocation est intimement liée à la lumière du Christ. Nous faisons donc mémoire du 2 février, date de notre fondation, en renouvelant notre engagement à porter cette lumière là où il y a l’obscurité, la souffrance et l’exclusion.» Selon la religieuse, «servir les personnes à travers l’éducation, les soins et l’accompagnement des vulnérables et marginalisées, nous rappelle chaque jour que la vraie lumière ne vient pas des yeux, mais du cœur illuminé par le Christ».
Une présence silencieuse mais essentielle
À travers leurs missions, les consacrées du Bénin contribuent activement au développement humain et spirituel des communautés. Pourtant, leur action reste souvent peu visible.
Ainsi, pour la sœur Angèle Kougbo, religieuse enseignante, «la Journée de la vie Consacrée doit être valorisée , afin de permettre à l’Église et à la société de se souvenir que nous sommes là pour servir, prier et accompagner. Notre joie, c’est de voir des vies transformées, même sans reconnaissance», insiste la religieuse.
Un appel à prier et à soutenir les vocations
La célébration du 2 février est enfin une invitation adressée à tous les fidèles: prier pour les personnes consacrées, soutenir leurs œuvres et encourager les jeunes à écouter l’appel de Dieu. Dans un monde en quête de repères, les consacrées du Bénin, à l’image des Servantes de la Lumière du Christ, continuent d’être des signes d’espérance, attestant que la lumière du Christ peut encore illuminer les réalités les plus fragiles.
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