Les infos de L'Œuvre d'Orient - 27 mai 2026
Ce dimanche de Pentecôte, à Kiev, le couvent des Dominicains et l’Institut Saint-Thomas-d’Aquin, la faculté de sciences religieuses attenante, ont été frappés par le souffle d’un missile russe. Vers 4 heures du matin, une explosion a déchiré le silence de l’aube, après une attaque visant un bâtiment voisin.
Fenêtres pulvérisées, portes arrachées, vitraux réduits en éclats… Dans les chambres des frères comme dans les salles de cours de la faculté, les débris de verre recouvrent désormais le sol.
«Ce fut l’une des nuits les plus terribles dans notre quartier depuis le début de la guerre», confie le père Yaroslav Kravets, supérieur des Dominicains en Ukraine.
Par miracle, aucun membre de la communauté n’a été blessé. Mais le choc demeure immense. Fondé après le retour des Dominicains à Kiev dans les années 1990, mais héritier d’une présence de la communauté remontant au XIIIe siècle, ce lieu symbolise une longue histoire de foi et de résistance.
Cette nuit-là, selon les autorités ukrainiennes, la Russie a lancé 90 missiles et 600 drones contre le pays. À Kiev, les frappes ont fait deux morts et 77 blessés.
Depuis le début de l’invasion russe, au moins 742 édifices religieux ont été détruits ou endommagés en Ukraine.
Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici