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Mission de l’Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies, le 30 avril 2026 à New-York. Mission de l’Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies, le 30 avril 2026 à New-York. 

L’IA n'est un progrès que si elle est mise au service de la dignité humaine

Dans une déclaration prononcée le 13 juillet, à l’ONU à New York, lors d’une réunion sur les «Objectifs de développement durable à l’horizon 2030», la délégation de la Mission de l’Observateur permanent du Saint-Siège a souligné que la sortie des peuples de la pauvreté est entravée par les inégalités, tant entre les nations qu’au sein de chaque pays. Elle a réaffirmé que la mesure de tout développement authentique réside toujours dans le bien commun.

Vatican News

«La véritable mesure du progrès ne résidera pas dans le degré de sophistication des technologies émergentes, mais dans le fait qu’elles soient ou non mises au service de la personne humaine et du bien commun». C’est là le cœur de la déclaration que la Mission de l’Observateur permanent du Saint-Siège a prononcée lundi 13 juillet, au siège de l’ONU à New York, lors d’une réunion du Conseil économique et social (ECOSOC) consacrée au thème «Faire mieux: accélérer une action urgente et transformatrice pour atteindre les Objectifs de développement durable d’ici 2030».

Potentiel et dangers de l’IA

La délégation du Vatican, dans la lignée de l’encyclique du Pape Léon XIV Magnifica humanitas, a réaffirmé que l’intelligence artificielle «a le potentiel d’accélérer les progrès vers les Objectifs de développement durable, y compris ceux qui font l’objet d’une révision cette année». Dans le même temps, cependant, si cette nouvelle technologie venait à «compromettre la dignité de la personne humaine», elle ne constituerait pas, aussi «efficace, rentable ou innovante» soit-elle, un véritable moyen de «faire mieux», mais elle saperait la vision même du développement durable définie par l’Agenda 2030, selon laquelle la personne humaine doit toujours être «au centre de tout effort de développement».

 

L’objectif du développement, ont précisé les observateurs du Saint-Siège, est la «libération intégrale des peuples de la faim, des maladies, de l’analphabétisme et de la privation». Un objectif qui ne peut être atteint, sur le plan économique, que par «une participation équitable aux processus mondiaux», sur le plan social, par la «construction de sociétés fondées sur la solidarité», et sur le plan politique, en renforçant «les institutions démocratiques qui garantissent la liberté et la paix ».

Une croissance économique encore défaillante

Bien que la «croissance économique» ait été «réelle» et ait déjà beaucoup apporté, permettant à des milliards de personnes de sortir de l’extrême pauvreté, elle reste «marquée par de graves dysfonctionnements», tels que «l’aggravation des inégalités – tant entre les pays qu’au sein même de ceux-ci – et l’émergence de nouvelles formes de pauvreté». À l’issue de sa déclaration, la délégation du Saint-Siège au Palais de verre a donc encouragé à «lutter contre ces dysfonctionnements» et à reconnaître la «dignité inviolable de la personne humaine», précisément afin de respecter :«les engagements pris en matière de développement durable».

 

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14 juillet 2026, 15:44