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Dans les jardins du Vatican, un hommage marial aux accents péruviens

Le Pape a béni ce samedi 31 janvier une mosaïque dédiée à la Très Sainte Vierge Marie ainsi qu’une statue de sainte Rose de Lima, première sainte née sur le continent américain. En présence des autorités ecclésiales et diplomatiques péruviennes, Léon XIV a souligné la portée spirituelle de cet événement. «Ces belles images que nous contemplons aujourd’hui nous rappellent la grandeur de la vocation à laquelle Dieu nous appelle, c’est-à-dire la vocation universelle à la sainteté», a-t-il affirmé.

Augustine Asta - Cité du Vatican

«Nous sommes réunis aujourd’hui pour un heureux événement: l’inauguration d’une mosaïque dédiée à la Sainte Vierge Marie et d’une statue de sainte Rose de Lima dans les jardins du Vatican.» Par ces mots le Pape souligne la portée de ce moment historique et spirituel. Léon XIV a tenu dans le même temps à rappeler que cette initiative constitue bien plus qu’un geste artistique. «Ce geste renouvelle les liens profonds de foi et d’amitié qui unissent le Pérou, un pays qui m’est très cher, au Saint-Siège.», a-t-il dit.

Le Pape a profité de l’occasion pour saluer les membres de la Conférence épiscopale péruvienne, l’ambassadeur du Pérou près le Saint-Siège ainsi que les autorités du Vatican, remerciant également les artistes et tous ceux qui ont contribué à la réalisation des œuvres.

Une profession de foi faite image et prière

Le président de la Conférence épiscopale péruvienne (CEP) Mgr Carlos Enrique García Camader a dans son intervention exprimé, au nom de l’Église du Pérou, une profonde gratitude «pour la bénédiction de la mosaïque de la Très Sainte Vierge Marie» ainsi que la «statue de sainte Rose de Lima, première sainte d’Amérique et expression lumineuse de la foi de notre peuple.», a-t-il affirmé. Poursuivant: «Cette mosaïque est plus qu’une œuvre d’art: c’est une profession de foi faite image et prière.» À travers elle, a-t-il expliqué, le Pérou offre à l’Église universelle le témoignage d’un peuple qui a appris à marcher avec Marie, dans la confiance et la fidélité, aussi bien dans les moments de joie que dans l’épreuve.

Marie, Mère proche d’un peuple croyant

La mosaïque rassemble plusieurs invocations mariales profondément enracinées dans la spiritualité péruvienne. Le président de la CEP a rappelé que ces figures expriment la richesse et la diversité d’une foi vécue au quotidien. «Depuis ses montagnes et ses vallées, depuis ses villes et ses communautés les plus humbles, le Pérou a trouvé en la Vierge une Mère proche, qui console, soutient et guide toujours vers son Fils.», a-t-il déclaré. Parmi les titres évoqués figurent notamment la Vierge de la Candelaria, de la Merced, du Carmen, de Chapi, de Cocharcas ou encore la Vierge de l’Évangélisation, autant de visages d’une même maternité spirituelle.

Marie et sainte Rose, un appel universel à la sainteté

Après le discours du maître de cérémonie le révérend père Guillermo Inca Pereda, chapelain de Sa Sainteté, l’intervention d'un représentant des artisans qui ont contribué à réaliser ces œuvres, celle de Jorge Ponce San Román, ambassadeur du Pérou près le Saint-Siège, mais aussi le discours du président de la Conférence épiscopale péruvienne, ont été dévoilées la mosaïque et la statue avant d’être bénies par le Pape. Puis des chants péruviens entonnés par les évêques ont retenti dans une atmosphère joyeuse et festive.

Léon XIV dans son allocution, a surtout relié la figure de la Vierge Marie et celle de sainte Rose de Lima au thème central de la vocation universelle à la sainteté, rappelée par le concile Vatican II. «Tous les fidèles, quel que soit leur état ou leur condition, sont appelés à la plénitude de la vie chrétienne et à la perfection de la charité.»

“Ces belles images que nous contemplons aujourd’hui nous rappellent la grandeur de la vocation à laquelle Dieu nous appelle, c’est-à-dire la vocation universelle à la sainteté.”

L’évêque de Rome -qui fût évêque de Chiclayo de 2014 à 2023, ndlr- les a par ailleurs encouragés «à être, avec la grâce de Dieu, des témoins et des exemples de cette sainteté dans le monde d'aujourd'hui».

Sainte Rose de Lima, lumière pour un monde blessé

Née à Lima sous le nom d’Isabel Flores de Oliva (1586-1617), sainte Rose de Lima est la première sainte canonisée née en Amérique. Patronne du Pérou, de l’Amérique latine et des Philippines, elle demeure un modèle de mystique profonde et de charité radicale envers les pauvres. «Son témoignage continue d’illuminer un monde blessé par la violence, la faim et l’indifférence, nous rappelant que la force de l’Évangile agit avec une fécondité particulière à travers les simples et les humbles.», a d’ailleurs souligné le président de la CEP.

Une œuvre entièrement enracinée dans la terre péruvienne

L'oeuvre bénie dans les jardins du Vatican provient entièrement du Pérou. Réalisée en marbre travertin blanc de Huancayo par le sculpteur andin Edwin Morales, elle représente un moment mystique central de la vie de la sainte. L’iconographie est enrichie de symboles forts: l’ancre, signe d’espérance et de protection, en lien avec le Jubilé de 2025; le rosaire, rappel de son engagement dominicain; la rose, symbole de son nom et de sa vocation spirituelle.

«La présence de ces images dans les jardins du Vatican est un signe éloquent de la profonde communion du Pérou avec l’Église universelle et de son amour fidèle au Successeur de Pierre», a estimé le président de la conférence épiscopale péruvienne.

Le Pape a béni ce samedi 31 janvier une mosaïque dédiée à la Très Sainte Vierge Marie ainsi qu’une statue de sainte Rose de Lima.

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Dans les jardins du Vatican, un hommage marial aux accents péruviens.
31 janvier 2026, 13:49