Le Pape reçoit des jeunes prêtres orthodoxes orientaux
Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican
«La paix soit avec vous tous qui êtes en Christ!». C’est par ces mots de l’apôtre Pierre que le Saint-Père a accueilli, ce 5 février, les participants à la visite d’étude organisée par le dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens. Devant de jeunes prêtres et moines issus des Églises orthodoxes arménienne, copte, éthiopienne, érythréenne, malankare et syriaque, le Pape a adressé un salut fraternel, empreint de reconnaissance et d’espérance. Il a également salué la présence de l’archevêque Khajag Barsamian et du métropolite Barnaba El-Soryani, tout en exprimant sa gratitude aux chefs des Églises orthodoxes orientales qui ont permis cette démarche de rencontre et de dialogue.
Apprendre les uns des autres pour grandir ensemble
Revenant sur le sens de la visite, Léon XIV a souligné son double fruit spirituel. «J’espère que vous avez apprécié cette visite, destinée à vous donner l’occasion d’en apprendre davantage sur l’Église catholique», a-t-il affirmé, avant d’ajouter qu’elle a été aussi «une bénédiction pour tous ceux qui vous ont rencontrés ici, leur permettant d’en apprendre davantage sur vos Églises».
Cette connaissance réciproque, a-t-il rappelé, est un pas concret vers une communion plus profonde entre chrétiens, dans le respect des traditions et des histoires propres à chacun.
«Un seul corps et un seul esprit»
Évoquant la récente Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, le Pape a rappelé le thème inspiré de la lettre aux Éphésiens : «Un seul corps et un seul esprit, comme une seule est l’espérance à laquelle vous avez été appelés» (Ep 4,4).
S’appuyant sur l’exemple missionnaire de saint Paul, il a montré comment l’apôtre, tout en reconnaissant les particularités culturelles et historiques des communautés chrétiennes, les exhortait sans cesse à ne pas se replier sur elles-mêmes. «Il leur rappelait qu’elles faisaient partie de l’unique Corps Mystique du Christ», a souligné le Saint-Père, afin qu’elles se soutiennent mutuellement et demeurent fidèles à l’unité de la foi.
La diversité comme richesse, l’unité comme vocation
Les différences entre les Églises, a poursuivi le Souverain pontife, ne sont pas un obstacle mais «une magnifique mosaïque de notre héritage chrétien commun». Cette diversité appelle cependant un engagement commun: «Nous devons continuer à nous soutenir mutuellement, afin de pouvoir grandir dans notre foi partagée en Christ, qui est la source ultime de notre paix» a souligné le Pape en précisant que cet engagement passe par un chemin intérieur exigeant qui consiste à se «désarmer soi-même».
«La guerre la plus dure, la guerre contre nous-mêmes»
Parlant de «la guerre la plus dure», celle menée contre nous-mêmes, Léon XIV a cité une prière du patriarche Athénagoras, figure majeure du mouvement œcuménique: «Je suis désarmé de vouloir avoir raison, de me justifier en discréditant les autres».
Pour le Saint-Père, c’est en éliminant les préjugés et en désarmant les cœurs que les chrétiens peuvent «grandir en charité, collaborer plus étroitement et renforcer leurs liens d’unité en Christ». Une unité qui, a-t-il insisté, devient alors «un ferment pour la paix sur terre et la réconciliation de tous».
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