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Les gentilshommes de Sa Sainteté ont été reçu en audience par le Pape ce dimanche 1er février. Les gentilshommes de Sa Sainteté ont été reçu en audience par le Pape ce dimanche 1er février.   (@Vatican Media)

Léon XIV salue les gentilshommes de Sa Sainteté qui veillent au respect du protocole

Ils sont les discrets collaborateurs du Saint Père dans son quotidien. Chargés de veiller au protocole, de l’organisation du palais apostolique et d’accueillir les hôtes du Pape, ils font partie de la famille de la Maison pontificale.

Jean Charles Putzolu – Cité du Vatican

Léon XIV a reçu dimanche matin, un peu avant de réciter la prière de l’Angélus, les gentilshommes de Sa Sainteté, membres de ce que l’on appelle communément la famille pontificale. Il s’agit du personnel de gestion de la Maison pontificale, sous la conduite du préfet, Mgr Leonardo Sapienza, chargé de veiller au respect du protocole lors des cérémonies pontificales et des visites de chefs d’État. Ils assistent également le Pape dans l’antichambre des appartements pontificaux. Léon XIV a défini en trois verbes leurs responsabilités: «disposer, accueillir et saluer».

À l’occasion de cette rencontre dominicale, sur un ton chaleureux, le Pape a salué le dévouement des Gentilshommes, anciennement appelés  ‘camériers’. Dans un palais apostolique chargé d’Histoire et d’art, l’attention que porte les membres de la Maison pontifical nécessite le plus grand soin et, lors des visites officielles, l’agencement des salons, les gestes de bienvenus «empreints de noblesse et de simplicité, d’élégance et de naturel», témoignent d’une «grande affabilité» envers les hôtes du Souverain pontife.

«Prince ou pèlerin, patriarche ou postulant, la sollicitude du Successeur de Pierre demeure la même pour tous et empreinte d'amour pour chacun».

Une vie cohérente, une éthique et une foi inébranlable

Étant amenés à avoir évidemment une vie privée en dehors de leurs fonctions officielles, les gentilshommes de Sa Sainteté restent les vecteurs d’une image de la papauté, quelles que soient les circonstances. De ce point de vue, Léon XIV les a invités d'en témoigner à travers «une vie cohérente, conscients qu’un service honorable exige certes un code d’éthique précis, mais plus encore une foi inébranlable, et donc une spiritualité empreinte de dévotion à l’Église et au Pape».

Si les rencontres entre le Pape et les membres de la Maison pontificale sont quotidiennes, les audiences comme celle de ce dimanche sont rares. La dernière remonte au 10 janvier 2014. Là aussi quelques mois après son élection, le Pape François avait reçu les gentilshommes de Sa Sainteté et les avait remerciés pour leur service, leurs qualités humaines de gentillesse et de cordialité qu’ils expriment pour mettre les personnes à l’aise. Le 7 janvier 2006, Benoit XVI était revenu sur la simplification de leur fonction au cours des siècles: «si par rapport au passé, les rôles et les fonctions ont changé, le but […] demeure identique, c'est-à-dire celui de servir le Successeur de l'Apôtre Pierre».

Des hommes dévoués au Pape

La Famille pontificale est composée d’une section ecclésiastique et d'une section laïque. Les gentilshommes de Sa Sainteté font partie de cette dernière. Ils sont les héritiers des ‘camériers laïcs de cape et d’épée’ de la cour des Papes du XVIe siècle. Ils assuraient alors des fonctions matérielles ou honorifiques et étaient classés selon des titres et un protocole très strict. En 1968, le Pape Paul VI a supprimé ces distinctions en leur donnant à tous le titre de gentilhomme.

Recrutés parmi la noblesse et l’élite sociale, ils sont nommés par le Pape. Ils portent pendant leur service au palais et lors des audiences diplomatiques, l’habit noir, le frac, une triple chaîne d’or aux armes pontificales avec des médaillons portant les lettres entrelacées “GSS“, abréviation de leur titre, et leurs différentes décorations pontificales, médailles civiles et militaires d’autres pays.
Les «sediari» pontificaux sont également un corps de la Maison pontificale. Comme pour les gentilshommes, leur charge a souvent un aspect héréditaire. Autrefois, ils portaient les trônes pontificaux et, en particulier, la ‘Sedia gestatoria’ que les Papes utilisaient lors des audiences, jusqu’à Jean Paul Ier (1978). Avec la réforme et l’allégement du cérémonial pontifical par Paul VI, les porteurs sont devenus des membres de l’Antichambre pontificale et les plus proches collaborateurs du préfet. Aujourd'hui, les «sediari» ne portent plus les Papes, sauf à l’occasion de leurs funérailles.

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01 février 2026, 11:25