Angélus: «La fête de Dieu est notre fête»
Jean-Paul Kamba, SJ – Cité du Vatican
Mystère central de la foi chrétienne, la solennité de la Sainte Trinité est célébrée une semaine après la Pentecôte. Pour Léon XIV, cette fête de Dieu qui est notre fête, est l'occasion de revenir à la source de toute vie chrétienne: «la vie de Dieu qui s’est donnée à nous en Jésus-Christ». Cette vie divine n'est pas statique; elle est une «communion dynamique, inépuisable, féconde» qui se déploie dans le monde par l'action de l'Esprit Saint. C’est ainsi que l'Église devient dans le monde, a dit le Pape, un signe visible de cette communion divine, un lieu «de rencontre, d’amour et de vie où le ciel et la terre se touchent déjà».
Nicodème à la recherche de la lumière
L'Évangile présente la figure de Nicodème, notable d'Israël attiré par Jésus et désireux de comprendre son enseignement. Venu nuitamment rencontrer le Christ, il découvre qu'une vie nouvelle est possible, a souligné le Saint-Père, précisant qu’en l’accueillant, Jésus accorde de «l’importance à sa recherche» et lui fait découvrir la profondeur de l'amour du Père: «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle».
Chez soi dans le mystère de Dieu
Pour l’évêque de Rome, le mystère trinitaire n'est pas une réalité lointaine car comme Nicodème se sentit chez lui près de Jésus, nous sommes chez nous. La vie de Dieu, a-t-il précisé, est «merveilleuse et captivante, elle apporte la paix à notre cœur, souvent si inquiet, et nous fait rencontrer des frères et sœurs dans la joie de l’Esprit».
«La Trinité nous fait aimer toute chose et tout le monde», a en outre affirmé le Pape pour qui chaque personne et chaque créature est appelée à la relation, à la rencontre et au partage. A l'inverse, a-t-il déploré, «les divisions, les polarisations, le mépris de la diversité apportent au monde destruction, tristesse et aridité».
L'Esprit de communion transforme les cœurs
Pour Léon XIV, Nicodème illustre un cheminement de transformation intérieure. Membre du Sanhédrin, il défend une attitude d'écoute et de discernement lorsque Jésus est injustement jugé. Il refuse la condamnation hâtive et invite ses pairs à entendre celui qu'ils critiquent.
Cette attitude, a dit Léon XIV, naît de l'action de l'«Esprit de communion, qui ouvre le cœur à la nouvelle vérité et à la véritable nouveauté». Le Souverain pontife a mis en garde contre le risque du repli et de l'amertume: «Celui qui n’accueille pas cet Esprit vieillit vite, dans la plainte; il se retrouve seul, son âme n’est jamais en fête».
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