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Appareil photo d'un reporter palestinien de l'agence Reuters à Gaza, lors de son enterrement, le 25 août 2025. Appareil photo d'un reporter palestinien de l'agence Reuters à Gaza, lors de son enterrement, le 25 août 2025.  (AFP or licensors)

Liberté de la presse, la pensée du Pape pour les journalistes victimes de violence

À l’issue de la prière du Regina Caeli, place Saint-Pierre, ce dimanche, Léon XIV a souligné l’importance de réciter le Chapelet en ce mois de mai, et confié ses intentions à l’intercession de la Vierge Marie. À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse célébrée ce 3 mai, il a rendu hommage aux journalistes et reporters qui perdent la vie sur le terrain en couvrant les conflits.

Myriam Sandouno – Cité du Vatican

En ce mois de mai, «dans toute l’Église, la joie de se retrouver au nom de Marie, notre Mère, se renouvelle, en particulier pour prier ensemble le Chapelet» a lancé le Pape aux fidèles et pèlerins venus place Saint-Pierre, pour la prière mariale. «On revit l’expérience de ces jours, entre l’Ascension de Jésus et la Pentecôte, lorsque les disciples se réunissaient au Cénacle pour invoquer le Saint-Esprit» a rappelé Léon XIV. La Très Sainte Marie était au milieu d’eux et son cœur gardait le feu qui animait la prière de tous.

Journalistes et reporters victimes des guerres 

Lors du Regina Caeli, le Pape a confié ses intentions, en particulier pour la communion dans l’Église et la paix dans le monde. Les guerres et conflits ne cessent de faire des victimes au Moyen-Orient, en Ukraine, ou encore en Afrique. Dans ces contextes de violences, les journalistes peinent à exercer leur métier, certains perdent la vie. À l’occasion de la célébration ce 3 mai de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Souverain pontife a tourné ses pensées vers tous ces «nombreux journalistes et reporters victimes des guerres et de la violence». Aujourd’hui, «malheureusement, ce droit est souvent violé, parfois de manière flagrante, parfois caché», a-t-il déploré.

L'Afrique 

Sur le continent africain, témoigne le directeur du Bureau de Reporters sans frontières pour l’Afrique subsaharienne, «la situation se complique davantage pour les journalistes en raison des guerres». Sadibou Marong, cite des pays comme la République démocratique du Congo, le Soudan, le Rwanda, l'Éthiopie, Djibouti, l'Érythrée, le Sénégal, ainsi que les pays du Sahel.

Appel aux  gouvernants 

Il invite les États africains à prendre leurs responsabilités, tout en évitant «de criminaliser le métier de journaliste. Les populations doivent pouvoir avoir accès aux informations de qualité, des informations plurielles qui viendraient de plusieurs sources, des sources de journalistes». Sadibou Marong constate «une division entre les médias orchestrée par certains États».

Protection des journalistes 

Face aux cas de violences dont sont victimes les journalistes sur le continent, le directeur du Bureau de Reporters sans frontières pour l’Afrique subsaharienne, appelle «à faire un plaidoyer conséquent au niveau de la société civile pour faire bouger les lignes et amener les États à respecter le droit à la liberté d'expression, y compris le droit à la liberté de la presse, la protection des journalistes»; à «mettre en place des mécanismes de protection des journalistes» afin que face aux attaques et agressions, ils «puissent également porter plainte, car il urge de lutter contre l'impunité».

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03 mai 2026, 13:00