Le Premier ministre espagnol reçu par le Pape au Vatican
Marie Duhamel – Cité du Vatican
L’audience s’est déroulée ce mercredi matin, avant l’audience générale, dans la bibliothèque du Palais apostolique. Le Pape y a accueilli le Premier ministre Pedro Sánchez Pérez-Castejón. Il s’agissait de leur première rencontre, mais les deux chefs d’État avaient déjà échangé par téléphone, le 6 juin 2025, évoquant alors «la crise migratoire, la nécessité de construire des ponts pour résoudre les conflits en cours et la défense de la dignité humaine». Le président du gouvernement espagnol avait alors renouvelé l'invitation faite au Saint-Père de visiter le pays. En octobre 2024, lors d’une précédente visite au Vatican, Pedro Sanchez avait en particulier invité François à se rendre dans l’archipel des Canaries, l’une des portes d’entrée en Europe pour de nombreux migrants.
Le voyage apostolique attendu par les fidèles espagnols aura lieu dans 10 jours. Le Pape retrouvera ainsi le Premier ministre espagnol à Madrid le 6 juin prochain, au premier jour de son déplacement, à l’occasion de la rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique. Suivra une audience privée entre les deux hommes lundi 8 juin, avant l’intervention de Léon XIV devant les membres du parlement espagnol.
Favoriser un dialogue fructueux
Ce mercredi matin, à la suite de son échange avec le Pape, le socialiste en charge de l’exécutif espagnol depuis le 2 juin 2018, a rencontré le cardinal Pietro Parolin, Secrétaire d’État du Saint-Siège, accompagné de Mgr Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États et les organisations internationales.
Un communiqué de la Salle de presse du Saint-Siège se fait l’écho de la teneur de ces «entretiens cordiaux». Les participants se sont félicités du prochain voyage apostolique du Saint-Père, «signe des bonnes relations qui unissent le Saint-Siège et l’Espagne».
«Il a ensuite été fait référence à certaines questions d’intérêt commun, telles que la nécessité de favoriser un dialogue fructueux entre l’Église locale et les autorités gouvernementales, ainsi qu’entre les différentes composantes de la société civile, fondé sur le respect mutuel et visant à promouvoir le bien commun», poursuit la note.
Elle stipule enfin que des thèmes d’ordre international ont été abordés, «avec une référence particulière aux répercussions des conflits dans le monde, aux migrations, à l’importance du multilatéralisme et du respect du droit international, ainsi qu’à l’urgence d’un engagement constant en faveur de la paix».
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