Regina Caeli: «Puisque Dieu nous aime le premier, nous aussi nous pouvons aimer»
Olivier Bonnel - Cité du Vatican
En ce 6ème dimanche de Pâques, le Pape s'est arrêté sur les paroles du Christ relatées dans l'évangile de Jean (Jn 14, 15) quand Jésus parle à ses disciples lors de la Cène, et ces mots en particulier: «Si vous m’aimez, vous observerez mes commandements». «Cette affirmation nous libère d’un malentendu, à savoir l’idée que nous sommes aimés si nous observons les commandements : notre justice serait alors une condition de l’amour de Dieu» a expliqué Léon XIV, soulignant qu'au contraire, «l’amour de Dieu est la condition de notre justice».
Si nous reconnaissons ces paroles et son amour pour nous, a poursuivi le Souverain pontife, «les paroles de Jésus sont donc une invitation à la relation, et non un chantage ou une suspension incertaine». Le Pape a ainsi invité les fidèles à comprendre le sens du commandement d'amour lancé par le Christ.
Celui qui est fidèle pour toujours
Quand Jésus exhorte de nous aimer les uns les autres comme Il nous a aimés, «c’est l’amour de Jésus qui fait naître en nous l’amour», a-t-il poursuivi, «le Christ lui-même est le critère, la norme de l’amour véritable : celui qui est fidèle pour toujours, pur et inconditionnel». Ainsi, quand nous aimons vraiment Dieu, nous nous aimons vraiment les uns les autres. Il en va de même pour la vie a poursuivi le Pape, «seul celui qui l’a reçue peut vivre, et ainsi seul celui qui a été aimé peut aimer». Les commandements du Seigneur, a t-il développé, «sont donc un mode de vie qui nous guérit des faux amours ; ils constituent un style spirituel, qui est un chemin vers le salut».
L'Esprit-Saint, un allié qui ne faillit jamais
En s'adressant à ses disciples, Jésus leur promet aussi le Paraclet, l’«Esprit de vérité» un avocat et défenseur. C'est un don que «le monde ne peut recevoir (Jn 14, 17), tant qu’il s’obstine dans le mal qui opprime le pauvre, exclut le faible, tue l’innocent» a poursuivi le Pape. Celui, en revanche, qui répond à l’amour que Jésus porte à tous, trouve dans l'Esprit-Saint «un allié qui ne faillit jamais».
Fort de cet esprit, nous pouvons alors témoigner de Dieu qui est amour, et Léon XIV en a expliqué le sens: «un mot qui ne désigne pas une idée de l’esprit humain, mais la réalité de la vie divine, par laquelle toutes choses ont été créées à partir du néant et rachetées de la mort». En nous révélant cet amour, «Jésus partage avec nous son identité de Fils bien-aimé». Une «communion de vie captivante qui contredit l’Accusateur, c’est-à-dire l’adversaire du Paraclet, l’esprit opposé à notre défenseur» a-t-il encore relevé. Un accusateur, «père du mensonge», qui veut opposer l’homme à Dieu et les hommes entre eux, et qui est le contraire de ce que fait Jésus en nous sauvant du mal.
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