Recherche

2023.03.14 traffico esseri umani, tratta

Le Saint-Siège invite à protéger les mineurs victimes de la traite

Dans sa déclaration lors de la 62e session du Conseil des droits de l’homme, Mgr Balestrero, observateur permanent auprès des Nations unies et d'autres Organisations internationales à Genève, a souligné l’importance de la protection et de la réinsertion des enfants victimes des trafiquants d’êtres humains. Pour lutter contre ces crimes, «il faut mettre en place des voies migratoires sûres et faire face aux fraudes en ligne liées au recrutement».

Vatican News

Dans un monde marqué par «les guerres, le terrorisme, la traite des êtres humains et les agressions généralisées», il est particulièrement important que les enfants victimes de la traite «fassent l’expérience d’une culture de la vie, du dialogue et du respect mutuel». C’est pourquoi le Saint-Siège souligne «l’importance de la prévention, de la protection, de la libération et de la réinsertion» de ces mineurs. C’est ce qu’a expliqué Mgr Ettore Balestrero, nonce apostolique et observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies et d’autres Organisations internationales à Genève, dans sa déclaration du 22 juin lors de la 62e session ordinaire du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (15 juin au 7 juillet), dont le point 3 porte sur le dialogue avec la rapporteuse spéciale sur la traite des êtres humains, en particulier des femmes et des mineurs, dans le contexte de l’apatridie, de la migration et du déplacement forcé.

Les mineurs sont toujours des victimes, même lorsqu’ils sont contraints de commettre des crimes

Le représentant du Saint-Siège a réaffirmé que «la mise en place de voies migratoires sûres et régulières contribue à décourager les activités des trafiquants» d’êtres humains. Dans ce contexte, a-t-il précisé, «le rôle de la famille est fondamental, notamment à travers le regroupement familial et la protection des mineurs non accompagnés»

Mgr Balestrero a rappelé que, si la traite «est une forme contemporaine d’esclavage et une grave violation de la dignité humaine donnée par Dieu», comme l’écrit le Pape Léon XIV dans l’encyclique Magnifica humanitas, un mineur victime de la traite est, avant tout, «une victime qui mérite protection, compassion et assistance, ainsi que la possibilité de se réinsérer, plutôt que d’être punie pour des actes découlant de l’exploitation subie. Le crime incombe aux trafiquants, pas à l’enfant».


La progression du «cyberesclavage» est préoccupante

L’observateur permanent a conclu en soulignant que les systèmes numériques aggravent «la vulnérabilité des mineurs en déplacement», facilitant ainsi la traite. Il a qualifié de «particulièrement préoccupante» la montée de ce qu’on appelle le «cyberesclavage», par lequel des personnes «sont attirées dans des stratagèmes frauduleux et des activités criminelles, telles que la fraude en ligne et le trafic de drogue», comme le dénonce Léon XIV dans son message pour la 12e Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, célébrée le 8 février 2026. Les réseaux criminels, en effet, «utilisent souvent des plateformes en ligne et des canaux anonymes pour recruter, contrôler et transférer leurs victimes, qui sont très souvent des mineurs».

Merci d'avoir lu cet article. Si vous souhaitez rester informé, inscrivez-vous à la lettre d’information en cliquant ici.

24 juin 2026, 13:08