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31 juillet 2026 © Comité d'organisation local des Journées mondiales de la jeunesse Séoul 2027 31 juillet 2026 © Comité d'organisation local des Journées mondiales de la jeunesse Séoul 2027  (sito web GMG)

Préparatifs des JMJ 2027 à Séoul: «c’est passionnant et l’impatience est immense!»

Dans exactement un an, les Journées mondiales de la jeunesse débuteront à Séoul, et les préparatifs battent leur plein. Alexander Bothe, du Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, évoque les attentes suscitées par ce rassemblement international de jeunes, le rôle particulier de l’Église locale en Corée et la préparation spirituelle.

Entretien réalisé par Christine Seuss

Où en sont les préparatifs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à Séoul, qui débuteront dans exactement un an? Les Médias du Vatican ont tendu leur micro à Alexander Bothe du Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. Il est particulièrement impliqué au sein de son équipe dans les préparatifs des JMJ. L’impatience est immense et, parallèlement, l’intensité des préparatifs, des réflexions, de la recherche des meilleures solutions est bien sûr également très forte. Se pose aussi la question de l’accompagnement et de la constitution des groupes internationaux. Bref, on le remarque à tous les niveaux: c’est intense, c’est passionnant et l’impatience est immense.

Dans quelle mesure le Dicastère pour les laïcs, la famille et la vie est-il concrètement impliqué dans ces préparatifs?

Alexander Bothe: Nous nous appuyons ici sur une longue et riche histoire qui a commencé avec le saint Pape Jean-Paul II, à savoir le travail du Bureau de la jeunesse, auquel j’ai le privilège de contribuer ici et qui accompagne les JMJ dans le cadre d’une tradition solide et intense. Les JMJ elles-mêmes sont bien sûr organisées par la ville hôte. Dans le cas présent, c’est donc l’archevêque hôte, Mgr Peter Soon-taick Chung OCD, qui accueille la jeunesse du monde entier.

Parallèlement, nous accompagnons la grande équipe coréenne chargée des préparatifs afin de tirer parti de l’expérience acquise par le passé pour les différents aspects du projet, tout en valorisant la créativité de l’hôte. Notre mission consiste donc à mettre cela en valeur tout en le réinventant sans cesse.

De même, le Bureau de la jeunesse dispose d’un solide réseau à travers le monde. Nous voyons comment les différents pays se préparent, mais aussi quelles sont les attentes, les questions ou les défis concrets auxquels la pastorale des jeunes de chaque pays est actuellement confrontée.

Relier tout cela en vue des rencontres à Séoul l’année prochaine en fait une préparation très enrichissante, en collaboration avec le comité d’organisation local. C’est déjà un pèlerinage.

Alexander Bothe, du Dicastère pour les Laïcs, la Vie et la Famille
Alexander Bothe, du Dicastère pour les Laïcs, la Vie et la Famille

Quelles sont donc les particularités que la Corée apporte à ces préparatifs?

La Corée a bien sûr une histoire riche. Il faudrait en faire un reportage de deux heures et demie… (rires) Mais ce qui est beau avec les JMJ, c’est que la jeune Église universelle vient à la partie locale de l’Église, c’est-à-dire à l’archidiocèse hôte, en l’occurrence Séoul.

Et cette convivialité, cette rencontre entre des jeunes du monde entier et l’Église locale, est impressionnante. Nous parlons ici de traditions riches, en pensant par exemple aux martyrs, qui jouent un rôle important en Corée – et cela influence d’ailleurs le choix des saints patrons qui accompagnent les JMJ –, mais cela se retrouve globalement à chaque instant des rencontres entre les jeunes.

Nous connaissons tous la K-culture, la K-pop, et peut-être faudrait-il même mentionner les K-cosmétiques dans ce contexte… Il s’agit donc d’une rencontre mondiale entre tradition et modernité, qui s’exprime très fortement dans cette ville fascinante et dans ce pays vraiment envoûtant et hospitalier.

Réunions au sein du comité local d’organisation   (site web des JMJ)
Réunions au sein du comité local d’organisation (site web des JMJ)   (sito web GMG)

C’est d’ailleurs seulement la deuxième fois que les JMJ se déroulent en Asie et les catholiques constituent une petite minorité en Corée. Comment l’Église locale se prépare-t-elle à accueillir ces nombreux visiteurs, qui vont également donner une visibilité tout à fait différente à l’Église catholique?

Oui, c'est effectivement un point important. Il s’agit d’une part des préparatifs organisationnels, c’est-à-dire d’entretenir des échanges de différentes manières avec les autorités, avec l’ensemble des autres groupes sociaux, mais aussi avec les autres religions – et, inversement, de présenter notre profil religieux, c’est-à-dire ce que nous souhaitons apporter en tant qu’Église universelle, en tant que message chrétien, en tant que Rencontre mondiale de la jeunesse catholique. Cela signifie d’une part mettre en avant ce profil et d’autre part rester accueillants et ouverts. Car l’invitation s’adresse bien sûr à tous les jeunes du monde entier, y compris en Corée.

Tant pour l’Église que pour le lieu d’accueil, que les deux parties s’enrichiront mutuellement et, à bien des égards, se transformeront l’une l’autre. Cela commence peut-être par des comportements culturels différents, qui pourraient paraître plutôt inhabituels pour des jeunes Européens, et va jusqu’à des expériences spirituelles profondes et concrètes que l’on s’offre mutuellement.

D'une part, l’Église locale va se transformer de manière merveilleuse grâce à ce cœur international qui battra ici. D'autre part, l’Église universelle continuera à grandir grâce à ce que la Corée et les JMJ locales lui apporteront, et qui l’intégrera ensuite à son tour dans sa riche tradition de foi.

Lors de la messe pour le jubilé de la jeunesse à Tor Vergata (3 août 2025)
Lors de la messe pour le jubilé de la jeunesse à Tor Vergata (3 août 2025)   (@Vatican Media)

L’Église locale et l’Église universelle s’influencent positivement

Existe-t-il déjà des estimations quant au nombre de jeunes attendus? Et sait-on quelque chose du programme que vous pourriez nous dévoiler?

La question du nombre de participants est bien sûr une préoccupation majeure pour nous tous en ce moment. C’est difficile à dire, notamment parce que nous sommes tous conscients de la réalité mondiale actuelle qui nous attriste tous. Les conflits armés dans le monde ne laissent aucun jeune, aucun être humain de notre époque, indifférent. Cela a des implications concrètes sur les réflexions organisationnelles, c’est évident. C’est aussi pour cette raison qu’il n’est pas si facile de donner une estimation à ce sujet.

Nous attendons l'automne et les premières réactions concrètes des responsables des conférences épiscopales et des communautés du monde entier. D’une manière générale, l’expérience montre que les JMJ ne cessent de prendre de l’ampleur au fur et à mesure qu’elles avancent, jusqu'à la semaine de rencontre internationale.

Le programme des JMJ à Séoul n’a pas encore été publié, mais nous pourrons sans doute nous réjouir de retrouver de nombreux éléments qui ont fait leurs preuves. Nous pourrons par exemple célébrer les messes d’ouverture et de clôture, parcourir le Chemin de Croix du Seigneur dans la prière, partager des catéchèses communes, mais aussi participer à un festival de la jeunesse et à de nombreuses autres rencontres et manifestations. Quant à la messe de clôture, nous tablons pour l’instant, avec prudence, sur environ un million de participants. Telles sont les estimations coréennes, qui circulent également dans l’opinion publique. Nous en saurons plus à l’automne.

Le pape Léon porte la croix des JMJ lors de la veillée de prière à Tor Vergata avec des jeunes (2 août 2025)
Le pape Léon porte la croix des JMJ lors de la veillée de prière à Tor Vergata avec des jeunes (2 août 2025)   (@Vatican Media)

L'espoir d'une rencontre avec le Pape

Le cardinal Farrell, préfet du dicastère chargé des laïcs, de la famille et de la vie, a invité les jeunes à se préparer très sérieusement aux JMJ 2027 à Séoul. Quelles recommandations a-t-il données à ce sujet?

D’une part, il s’agit de considérations d’ordre organisationnel. La question est la suivante: comment m’ouvrir réellement à ce pays? Et comment m’ouvrir à la richesse de cette Église magnifique, universelle, mais aussi locale, que je vais rencontrer?

D'autre part, le cardinal Farrell tient tout particulièrement à aborder la question de la préparation spirituelle. Une Journée mondiale de la jeunesse n’est en effet pas un événement qui se déroule pendant une période déterminée et délimitée. Il y a bien sûr la semaine des JMJ, et il y a la beauté des invitations, notamment celles des diocèses coréens pour les journées organisées dans les diocèses avant.

Mais le cheminement spirituel menant aux JMJ joue également un rôle important. Et le cardinal Farrell souligne à cet égard que nous devons ouvrir notre cœur pour que le Christ puisse d’abord venir à nous et que, en nous inspirant de la devise de cette édition «Prenez courage! Moi j’ai vaincu le monde» (Jn 16, 33), puissions trouver le courage de contribuer activement à façonner ce monde et cette vie, et de porter véritablement notre foi dans le monde, aussi en tant que jeunes. C’est une préparation qui commence dès maintenant. C’est un pèlerinage que nous accomplissons avec le Saint-Père pour ensuite rencontrer réellement Jésus-Christ.

Préparatifs en Corée   (site web des JMJ)
Préparatifs en Corée (site web des JMJ)   (sito web GMG)

L’hymne qui vient d’être présenté à Séoul – en deux versions, l’une plus pop, l’autre plus classique – est également un symbole important des JMJ. Que pouvez-vous nous dire sur la genèse de cet hymne?

Nous étions tous impatients de le découvrir. L’hymne revêt une signification vraiment particulière. Il donne d’ores et déjà une dimension particulière aux JMJ.

Le concours a été lancé il y a plus d’un an. Nous avons reçu plus de 400 candidatures venues du monde entier, dont un nombre considérable de Corée. Il y a ensuite eu un processus de sélection auquel ont participé de très nombreux jeunes dans différents lieux et structures. À cela s’est ajouté le comité de sélection musical professionnel, avant que la décision finale ne revienne aux hôtes.

Dans ces différents lieux, il a fallu prendre une décision qui, bien sûr, n’est pas toujours facile. Car la musique recèle une grande richesse et des traditions variées. Mais je suis ravi que le «Confidite, Ego Vici Mundum» soit enfin disponible et que tout le monde puisse désormais se joindre musicalement à la mélodie des JMJ.

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06 août 2026, 16:28